Bazooka NOS8 User Manual Page 120

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VICTOR SEGESVARY : LE RÉALISME KHROUCHTCVIEN Deuxième partie. La nouvelle approche économique -
- Chapitre VI. L’assistance financre soviétique -
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© Copyright Mikes International 2001-2005, Victor Segesvary 1968-2005 - 100 -
mêmes que celles concernant le premier crédit, à l'exception de deux clauses. D'abord, l'URSS insiste, en
tenant évidemment compte des raisons économiques, pour que la construction se fasse en une seule étape,
la deuxième étape primitivement prévue étant partiellement télescopée dans la première ; en second lieu, la
période de construction est raccourcie et fixée à sept ans. Selon les experts, les travaux de la deuxième
étape ne peuvent être commencés avant 1962 ; toutefois, les générateurs de la station électrique fourniront
du courant (1,5 milliard Kwh selon Al-Goumhourija) déjà à la fin de 1964 ou au début de 1965.
La Syrie
Avant 1957, les relations économiques entre la Syrie et la Russie soviétique n'étaient pas très
importantes, malgré l’excellente coopération politique des deux pays depuis 1955. Cependant, la politique
extérieure du gouvernement nationaliste, a suscité une série de problèmes et de difficultés économiques.
Tout d'abord le commerce avec la France et la Grande-Bretagne, pays qualifiés par le gouvernement
d'« agresseurs », et avec qui il a rompu les relations diplomatiques pendant la crise de Suez, a décliné dans
une très grande mesure. Ce clin a été d'autant plus grave que la récolte s'est avérée exceptionnellement
bonne et que la Grande-Bretagne et la France étaient parmi les meilleurs acheteurs des produits agricoles
syriens. Puis, par le sabotage des oléoducs de l'Irak Petroleum Company, résultat de la guerre de Suez, la
Syrie s'est trouvée non seulement privée de pétrole mais aussi d'une partie de ses revenus. Les pertes en
redevances provenant de l'IPC n'ont pourtant pas é aussi grandes qu'on a pu le penser, car sur les
6.5 millions de livres syriennes à verser 4.89 millions avaient été versés à la date du 2 novembre, donc avant
l'interruption des activités de la société. Néanmoins, l'arrêt de l'activité pétrolière réduisit au chômage
environ 3000 employés de l'IPC. Finalement, des difficultés budgétaires se sont manifestées et ont rendu
précaire la position du gouvernement ; la mobilisation syrienne a coûté fort cher et, en outre, la Syrie a
accordé, pour les raisons politiques que l'on sait, une aide de 2,5 millions de livres égyptiennes à la
Jordanie. Aussi dès 1955, la Syrie projette différentes réalisations en vue de son développement
économique. Trois projets tiennent particulièrement à cœur aux dirigeants syriens : la modernisation du port
de Lattaquié, la construction d'un réseau de communications, et le projet Ghab. Ces réalisations devaient
s'étaler sur une période de sept ans et leur budget était de 659 500 000 livres syriennes. Tout d'abord, le
pays s'est adressé à l'Export-Import Bank des Etats-Unis pour une assistance financière, mais la banque
posa les habituelles conditions inacceptables aux pays arabes. Ensuite, le gouvernement syrien présenta
une requête à la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, en demandant un crédit
de 30 millions de dollars. L'institution internationale a hésité à approuver les projets envisagés, et, comme
d'habitude, a voulu que la Syrie adjuge les contrats pour les travaux uniquement à des entreprises
appartenant à ses propres Etats membres, ce qui aurait signifié l'exclusion des Etats du bloc socialiste.
Considérant cette condition comme portant atteinte à sa liberté économique, la Syrie a rompu les
négociations
34
.
Elle a cherché au cours de 1957 à développer ses contacts commerciaux avec les pays du bloc socialiste
; le Commerce du Levant, journal économique libanais jouissant d'une certaine autorité, constate que « l'Est
s'est montré un partenaire excellent, absorbant les excédents syriens de coton et de céréales, fournissant
des matériaux avec des facilités de crédit appréciables ; ce qui ne l'a pas empêché de tirer un avantage
certain de la nouvelle coopération qui a vu le jour sous le ciel oriental
35
». Il est vrai qu'à partir de l'é1957
les relations syriennes avec les pays du bloc socialiste ont atteint les proportions d'une telle dépendance que
cela choque non seulement les observateurs occidentaux, mais aussi un grand nombre de leaders
nationalistes arabes.
34
AW, 12 septembre et 5 décembre 1957. Selon une autre source, l'institution financière internationale a approuvé les
projets de l'aménagement de l'Euphrate, de la construction des barrages ainsi que celui de la construction de la ligne
Lattaquié-Kamichli, mais a refusé les crédits nécessaires à cause du manque de capitaux de contrepartie. KAWAN,
op. cit., p. 266. Il faut remarquer que lors du bat sur la ratification du traité syro-soviétique, le ministre des Travaux
publics, Kayali, a insissur les efforts que le gouvernement syrien a déployés pour trouver des fonds tant auprès de la
Banque Mondiale qu'en Italie, en Suisse et en Belgique ; de même il a souligné la gravité du dilemme qui s’est posé
ensuite au gouvernement : accepter l'aide soviétique ou abandonner les grands projets. KAWAN, op. cit., pp. 266-267.
35
AW, 22 août 1957. Le Commerce du Levant a aussi publié la répartition du crédit à différents projets.
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