Bazooka NOS8 User Manual Page 93

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VICTOR SEGESVARY : LE RÉALISME KHROUCHTCVIEN Deuxième partie. La nouvelle approche économique -
- Chapitre IV. Le contexte néral : les Soviétiques et les pays nouvellement inpendants -
______________________________________________________________________________________
© Copyright Mikes International 2001-2005, Victor Segesvary 1968-2005 - 73 -
CHAPITRE IV
Le contexte général :
les Soviétiques et les pays nouvellement indépendants
La nouvelle approche économique soviétique est une partie intégrante d'une politique menée depuis le
début de l'ère khrouchtchévienne dans le Tiers-Monde, au sens de la Grande Encyclopédie Soviétique :
« La politique du commerce extérieur de l'URSS est partie intégrante de la politique extérieure soviétique
globale
1
».
Il est bien connu que l'économie des anciennes colonies devenues indépendantes est intimement liée à
celle des métropoles. La colonie est fournisseur de matières premières à l'industrie du pays colonisateur, en
même temps que marché pour les produits de cette dernière. L'une des conséquences de cette situation est
qu'un grand nombre des pays du Tiers-Monde possède une économie basée sur une ou deux monocultures
extensives, et leur revenu national dépend ainsi, d'une façon inquiétante, de la fluctuation sur le marché
mondial du prix de ces matières premières. Il est évident que cette caractéristique de leur économie oblige
ces pays à s'attaquer sans retard à la tâche difficile de la diversifier et de se lancer dans une industrialisation
poussée. Le développement nécessite en outre la construction progressive d'une infrastructure, car un
réseau satisfaisant de routes et de moyens de communication en général, est une condition sine qua non de
ce développement. Les problèmes de l'agriculture ne peuvent pas être résolus sans une réforme agraire
raisonnable, alisant la justice sociale. Ces problèmes doivent avoir, eu égard aux conditions locales, la
priorité dans de nombreux pays.
Les pays du Tiers-Monde sont donc obligés de réaliser, dans les limites du possible, un développement
équilibré, à un rythme beaucoup plus rapide que ne fut celui du développement des pays occidentaux dans
le passé. Seule une production agricole et industrielle en croissance constante pourra absorber la masse
des chômeurs d'une part, et la vague des générations nouvelles issues de l'explosion démographique
d'autre part, en assurant de plus, une augmentation sensible du niveau de vie.
Le développement économique est aussi apparu comme une cessité politique, car, l'indépendance
étatique obtenue, il fallait encore la compléter par une indépendance économique réelle. Cette vérité est
reconnue par les peuples d'Asie et d'Afrique, à la Conférence de Bandoeng en 1955, où ils tombent d'accord
pour axer leur politique future sur les deux points suivants :
1. Libérer tous les pays encore colonisés du joug du colonialisme ;
2. S'aider mutuellement dans la lutte contre la pauvreté afin d'accéder à une émancipation économique
réelle
2
.
La nouvelle approche économique soviétique a tiré profit de l'agrandissement du fossé séparant les
nations riches et les nations pauvres, les « have » et les « have-not » et s'efforce de s'introduire sur des
marchés jusque-là fermés aux produits russes. Elle est doublée d'une politique de soutien des aspirations
nationalistes et évolue parallèlement à l'application politique de la politique du Moscou en faveur de la
révolution nationale, aux dépens de la révolution sociale.
1
Bolsoja Sovjetskaja Entziklopedija, 2. izd., vol. 8. Moscou, Gos. naoutch. izd.-vo, 1951, p. 286.
2
Résolutions de la Conférence de Bandoeng. Documents, 1955, pp. 429-436.
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